Présentation

Judith Marin par zoé tv - Emmanuel Roudier (3’44)

Après des études littéraires classiques avec option Arts Plastiques, j’ai intégré l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués Olivier-de-Serres à Paris. Encore étudiante, j’ai commencé à travailler en tant que décoratrice et accessoiriste pour le théâtre classique et la danse contemporaine. Dans le même temps, j’ai découvert le métier de scénographe d’expositions.

J’ai toujours mené mes recherches artistiques en parallèle à mon activité professionnelle.

En 2003, je décidai de m’y consacrer entièrement, animée par un besoin fort de création qui ne m’a pas quitté.

Enfin, depuis deux ans, je développe aussi des projets avec d’autres artistes. Travailler à plusieurs, créer ensemble, peindre à quatre mains,…sont autant d’axes de recherches qui nourrissent mon travail.

[ interjection ] Judith Marin par Sébastien Brochot (3’10)

 

« Si le travail de Judith Marin est constitué de deux dispositifs apparemment très différents, un paysage sur une toile grand format, un corps sur les carreaux de verre de fenêtres récupérées, son univers pictural relève d’un même saisissement, celui de capter les traces d’une image furtive et passagère sur la rétine, comme si l’oeil avait mémorisé, le temps d’un flash, ce qui est passé devant lui. Images nouvelles ou reprises, copiées d’ailleurs, elles sont délibérément fragmentaires, et constituées d’empreintes d’outils qu’elle fabrique ou transforme pour peindre: peignes, ressorts, ustensiles de cuisine, outils de chantiers, ou lames de toutes sortes vont ainsi s’inscrire dans la matière picturale. Manipulations de photographies, de photocopies, jeu de réductions ou d’agrandissements, l’image est ainsi maltraitée, grattée, écorchée et finalement sculptée afin de lui donner un « grain » particulier. Car c’est ce grain des choses que l’artiste veut transposer en peinture; le grain c’est la densité, l’épaisseur, le toucher et finalement ce singulier qui fait peinture. »

Claire Stoullig, conservatrice du musée de Nancy